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Articles

Putain de rentrée

Le dernier lundi d’août signe le début de la rentrée.
Les annonces pour de supers cartables et de la colle pas chère ont commencé depuis 15 jours. Certaines promotions restent des énigmes.
Les nouvelles grilles des chaînes radio sont présentées en fanfare et les programmes sont déjà à tomber d’ennui.
Les ministres ont repris une semaine avant tout le monde pour bien montrer qu’ils bossent, eux.
Le nouveau look des plateaux TV est annoncé par de grands renforts d’effets sonores.
Les animateurs et journalistes s'invitent mutuellement à parler de leur nouvelle émission TV et radio.
Les vacanciers de fin août, filmés les pieds dans l’eau, clament leur bonheur insolent.
Les carburants ont déjà augmenté.
La sortie des 500 nouveaux romans et essais est imminente.
La désindexation des retraites combinée à la hausse de la CSG est définitive. La perte du pouvoir d’achat aussi.  Les retraités seront les baisés de l'année.
Tiens ? y a une nouveauté. Le pape suggère aux jeunes LGBTQI …
Articles récents

[Portrait] Nicolas Noguier de A... à Z !

Soumettre Nicolas Noguier, président de l’association nationale Le Refuge, à mon questionnaire préféré était le jeu. La règle ? A chaque lettre de l'alphabet, il doit me dire un mot qui correspond à son histoire, sa pensée, sa colère, qu’importe.
Puisque la règle est simple, l’interview me semblait d’autant plus facile. C'était une erreur.
Nous en avons eu des discussions, des échanges, des confidences parfois. Toujours de façon non préméditée, rarement organisée. Mais vivre un échange comme cette interview-là : jamais.
Car ce fut long. Une suite de silences, de sourires, d'hésitations. Et disons-le, de blocage total. Nicolas Noguier ressemblait à un petit garçon perdu, à la recherche du mot qui n’existera jamais. Je l'encourageais, lui soufflais : « Ne réfléchis pas trop ! Dis juste ce que tu penses, ce n’est qu’un jeu ». J’avais l’impression d’être la méchante, ou la psy, qui veut à tout prix lui faire cracher le morceau. Puis j'ai patienté et ai attendu ses mots.…

Dis-moi merde !

Il est minuit passé et le boulevard Bonrepos est plein d’échos, ponctués de silences étranges. Au sortir de la Maison du Vélo, c’est fou comme mes talons résonnent forts le long des murs de briques. Le concert était moyen bien mais j’y étais pour faire plaisir. Et quelle idée d’avoir mis ces chaussures de fille ! Il me faut parcourir un kilomètre pour récupérer ma voiture. Pourquoi m’être garée si loin ? Ce n’est pas l'endroit toulousain le plus glam, ni le plus fréquenté à cette heure. Pourtant à l’aller, et en pleine lumière, la distance me paraissait raisonnable...
Je l’ai repérée de loin. Bien sûr qu’elle m’a vue, je suis la seule à marcher alentour. Ne pas ralentir. Ne pas stopper net, c'est malpoli. Continuer de claquer du talon. J'avance avec un peu d’appréhension. C’est la culpabilité. Quand une femme croise une autre femme, l’une prostituée et l’autre… rien, juste une femme qui rentre peinarde chez elle après un concert moyen bien… elles se parlent ?
Le jour, les…

L'été, en mode résolutions

Cesser toute confiture. Regarder @Cdanslair une seule fois par jour. Prendre des nouvelles de Nicolas. Un cornet de glace une boule, un jour sur deux. Seulement des retweets. Facebook : ne rien concéder à l'exhibition vacancière collective. Se retenir de. Manger des pêches de vignes. Écouter en boucle The Fall de Blindness. Écrire assise. Trouver d'autres radios à écouter en ligne, peut-être étrangère ? Rêver orienté. Tout réviser de la mythologie romaine. Ouvrir ses boites mails, mais le jour. Répondre. Envoyer des cartes postales et écouter les conversations. Ne pas se désoler, cuisiner. Balzac aurait-il aimé Despentes ? Se dire oui. Arrêter le rouge à lèvres jusqu'en septembre. Baisser d'un ton. Prendre le plus de trains possibles. Apprendre par cœur des poèmes de Reverdy. Marcher avec lenteur et canne. Ne rien commenter de l’actualité. Ne pas s'énerver. Balayer.

Tricheurs, tricheuses !

Vous qui en ce moment suez sang et eau sur vos copies philo et autres matières à textes… Oui vous, lycéens et lycéennes, en mal d’inspiration, à la recherche de la moindre étincelle d’utopie : restez concentré(e)s sur votre page blanche et n’essayez pas une seconde de frauder à vos épreuves du baccalauréat. Il vous en coûtera cher, bien plus que vous ne pouvez l’imaginer.

Car si l'envie vous venait de déroger à la règle, trichoter, vérifier un truc en cachette, voire carrément recopier tout un texte planqué dans vos chaussettes (encore qu’avec cette chaleur, je doute que ce soit la cachette idéale…). Si dans la panique, vous vous jetiez dans les bas-fond de votre sac à dos, histoire de retrouver le tust qui vous sauverait la mise... tricheurs et tricheuses, mal vous en prendrait !

On sait, il vous la faut cette note en philo, en math, en anglais… Ce diplôme vous est dû, presque acquis, pensez-vous. Et l’octroi de cette note finale, c’est le sésame pour les premiers honneurs univers…

En raison de l'indifférence générale, demain est annulé...

Comme un pied de nez international à tous les homophobes…

Il me paraît nécessaire de faire l'état de ce qui compose la diversité de l’humanité. A savoir, des hommes, des femmes, qui se définissent comme tels et évoluent dans notre société très “hétéro normée” ; ou, au contraire, des personnes qui ne se définissent pas du tout ainsi. Ces personnes empêchées qui, sur tous les continents, sont stigmatisés, rejetés, emprisonnés, torturés et même tués ; parce que leur genre, leur apparence, leur orientation sexuelle, leur mode de vie, ne répond pas à la majorité des humains qui peuplent notre planète. Il s’agit de la population LGBTQI ( Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre, Questionnement et Intersexe).

Et pour donner une définition rapide de ce qu’est l’homophobie : le terme “homoios” en grec signifie “identique” et “phobos”, la peur. Et oui..., c’est “la peur de ce qui est semblable” !
Quant à la transphobie : “Trans”, c'est ce qui traverse. Transgresser (du latin transgredi) signifie passer outre les limites imposées par un ordre, un…